« Un homme sans tatouage
proverbe Iban, les indigènes de l’île de Bornéo.
est invisible pour les Dieux. »
Les premières apparitions du tatouage dans l’humanité remontent au paléolithique. Datant de 38 000 ans.
La momie la plus ancienne découverte avec des tatouages en Europe date de 5 300 ans. Le tatouage a des connotations anthropologiques, sociologiques, psychologiques et politiques.
Ce phénomène est lié à l’évolution politico-sociale des tribus et des peuples, de l’Antiquité à notre époque.
« Tatouage – Étude anthropologique – Vol. 1 »
Antonio Jeronimo Yepes Ronquillo / Laurence Bar
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« Tatouage – Étude anthropologique –
Vol. 1 » !
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Tatouage – Étude anthropologique,
Vol. 1
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Format 16 x 20,5 cm – 120 pages
19 parties – 120 illustrations.
EAN : 978-2-959-22170-5
Le tatouage en chine

À différentes époques, le tatouage en chine était très populaire.
La dynastie Song marque l’histoire avec le Général Yue Fei, protecteur du peuple Hakka (1103 – 1142). On raconte que la mère de Yue Fei lui a tatoué dans le dos : « Loyauté absolue et patriotisme ».
Une œuvre littéraire a également eu beaucoup d’influence sur l’art du tatouage. Ce roman appelé Suikoden ou « Au bord de l’eau », mettait en scène cent huit brigands légendaires. Ils volaient les hauts dirigeants chinois corrompus, pour donner aux pauvres. Ces héros avaient le corps entièrement tatoué. La Chine ayant une influence considérable sur le Japon, cette œuvre a donc eu un impact très important sur tout l’art au Japon.
La Chine ancienne considérait le dragon comme le Dieu de l’eau et les pêcheurs aimaient avoir des tatouages de dragon, de serpent ou d’écailles, comme symboles de protection.
Les femmes de l’ethnie Li, sur l’île de Hainan, indiquaient leur appartenance à un clan et leur statut marital, grâce à leurs tatouages. Des lignes marquaient leur visage et rejoignaient la nuque et le cou. Leurs bras étaient également ornés de tatouages, ainsi que leurs jambes.
Les tribus de Bornéo

« Un homme sans tatouage est invisible pour les Dieux », proverbe Iban de l’ile de Bornéo.
Dans la plupart des tribus de Bornéo, le tatouage était pratiqué pour récompenser les hommes qui avaient coupé les têtes de leurs ennemis. C’était également un rite de passage à l’âge adulte et un symbole de protection.
Les motifs les plus utilisés sont la fleur, l’étoile et la rosette de Bornéo. La fleur a huit pétales qui représentent la patience, et le centre en forme de spirale, symbolise l’œil d’un chien ou le dos d’un crapaud.
Chez les Ibans, nommés aussi Dayaks des mers, la fleur de Bornéo est toujours présente dans leurs motifs de tatouages.
Des représentations stylisées de scorpions, de crevettes et de chiens sont très présentes dans le tatouage Iban. Les chiens en particulier, avaient un rôle très important sur l’île car ils étaient des compagnons loyaux et lors des sorties pour la chasse, ils étaient d’une aide précieuse. Le motif du chien s’appelle « Widow asu »•
Les Ibans étaient les plus tatoués de l’île. Ils avaient un motif au niveau de la gorge, appelé « Katak », qui signifie grenouille, aussi appelé « gorge de rouet ».
Les Kayans étaient moins tatoués, cependant tous les membres de la tribu avaient un tatouage commun.


